La lune, si belle

Je te regarde

Où es-tu -

Dans ma tasse de thé

reflet d’un ciel nocturne

je me suis perdu

Sous le vent d’hiver

J’entends les vagues dormir

Seul sur la jetée

Pluie infinie, je suis nu dans cette rizière délaissée où les corbeaux y passent sans trainer. Ainsi, mon corps frêle est fouetté par les plants de riz dansant sous le vent estival. Mais je ne ressens plus rien, je ne ressens plus rien. Il n’y a que le froid et cette envie de crier. Je crie, mais il n’y a plus aucun écho dans cette dépouille. Vide total. On entend au loin les tambours frappés, les cloches criées, l’alerte est sonnée. La fille du maire est portée disparue. On la voit, au loin, agrippée à ce jeune homme. Ils fuient à bicyclette cet endroit où leur amour ne peut éclore. Sous la pluie, sourire face au vent, jamais ils ne seront aussi libres qu’à ce moment. Ils traversent les montagnes sans pourtant savoir où ils vont. Mais cela leur suffit, ils suivront les étoiles, vers cet avenir incertain. Sans le remarquer, ils passeront devant cet inconnu qui se meurt à trouver sa voix. Moi, je suis là sans l’être. Mais que fais-je? Je me vois courir nu dans cette nuit d’orage, mon corps atrophié frappé par cet espace : hideuse n’est que cette vision. Je voudrais les rattraper, fuir avec eux, joie au visage. La boue qui m’entoure semble devenir plus dense à chaque seconde, elle bout d’une rage qui me tache le sang, brisant chacun de mes mouvements maladroits. Je perds connaissance de mes membres, de mon cœur. Je les sens, ses démons qui viennent de ce ravin, lance et fourche en main, ils n’attendent que mon souffle s’échappe de mon contrôle.

Alors que mon corps semblait être condamné à se perdre dans ce gouffre, les nuages de cendre se calmèrent. Une fine bruine vint recouvrir les champs et les montagnes d’un silence léger. Le crépuscule fit son apparition entre deux monts. Et puis, le temps s’arrêta. Tout. Je fus enfin libéré de cette emprise sans visages. Je retrouvais peu à peu l’usage de mes os. La douleur se fit de plus en plus présente. Sentant mes forces délaisser ce tas de chair, je me laissai tomber. L’arôme de la terre mouillée, celle de la rosée du matin sur les feuilles étincelantes de riz et celui de quelques insectes, venait se mêler à cette odeur de sueur, de fauve, de cadavre. Les yeux vides fixés au ciel, un tas de nuages qui ne bougeait plus. Le temps avait cessé son écoulement, l’eau stagnait. Je voulais hurler, tonner le peu qu’il restait de mon cœur, de ma tête.

Plus rien, plus rien, plus rien.

Je me force à vomir, telle une nymphe victime de la colonisation publicitaire, le peu qu’il reste de mon corps; de ma tête. Sur papier j’accouche de ses quelques mots qui ne font que brouiller ma vue de ce miasme blanchâtre. Et puis, sans m’en rendre compte, la feuille est vide à nouveau. Tout est parti, sans laissé d’arrière goût. Ainsi, je n’ai plus preuve de l’existence de ce que j’écris : des excréments du « moi ».

« Là où ça sent la merde ça sent l’être. »
ARTHAUD, Antonin, Pour en finir avec le jugement de Dieu

Décidément, j’ai de la misère avec l’entretient d’un blog! Je ne sais jamais quoi trop écrire, et quand j’ai une idée, il me faut un siècle pour pouvoir l’écrire. Du coup, en écrivant ce post, c’est 8 autres postes que je laisse incomplet… ahah pathétique!

Depuis quelque temps, j’ai la forte envie de partir de Montréal! Où? Bah n’importe où! Au Vietnam, au Japon, en Mongolie, en Autriche ou tout simplement dans les coins reculés du Canada. Partir vers les montagnes, fuir la ville et ses habitants constipés! J’ai envie de changer d’air, de respirer autre chose que les effluves de la métropole qui m’empoisonne lentement. Je ne dis pas que ma vie est un enfer ici, au contraire, je m’y amuse bien. Mais quand même…
Ma mère retourne au Vietnam le 20 août et cela m’enrage de ne pas pouvoir y aller avec elle. Maudit cegep qui commence! J’aurais tellement voulu annuler ma session et partir! Rendu à cet état, je pourrais très bien tout abandonner et partir dans un long voyage méditatif! Faire un pèlerinage sur les cinq montagnes sacrées de la Chine, ça serait super non? Ou encore sur le Lushan ou sur les Kunlun? Ah! Encore mieux, traverser la Mongolie à cheval! Et marcher sur le plateau du Tibet!
On dit souvent qu’il ne faut pas attendre, qu’il faut faire ce qu’on a envie sans nous encombrer du reste : « Tu pourrais finir tes études plus tard. T’es encore jeune de toute façon! Prends toi une année sabbatique et va te libérer l’esprit quelque part ailleurs». Mais en même temps, il ne me reste qu’une année de cegep (si tout ce passe pour le mieux…) avant l’obtention de mon diplôme d’étude collégial. Et alors, je n’aurais plus jamais à remettre les pieds dans un cegep! Je pourrais par la suite étudier dans n’importe quelle université dans le monde. YAY! Enfin, vu comme je suis, je vais sûrement me faire chier à finir mon cegep avant et me laisser trainer par le courant~
Bref, je vais arrêter d’écrire… Je ne sais même plus par où est-ce que je veux en finir…

Bien le bonjour cher lecteur!

Je dois vous avouer ma surprise… je suis quasiment stupéfait! Par quoi? Et bien, figurez-vous que depuis la création de mon petit blog, avec deux articles, six visites ont été effectué! J’étais bien loin d’imaginer qu’autant de gens avaient assez de temps à perdre pour visiter mon blog… (Sans offense hein!) Mais bon, présentement, la véritable question est : est-ce que je devrais m’en réjouir ou pas? Pourquoi ce doute, alors que la réponse semble évidente? Et bien, il peut sembler naturel pour vous qu’un bloggeur se réjouit que son blog soit beaucoup visité. Mais dans mon cas à moi, je m’attendais à ce qu’il n’y ait que deux à trois visites pour cet été, surtout pour un blog aussi peu inintéressant… Sauf si vous êtes des stalkers… MAIS VOILÀ! Justement! La raison de ma crainte! Qui peut bien visiter mon blog? WordPress me permet de savoir le nombre de visite par jour, mais je n’ai aucun moyen de savoir qui le visite. Alors… du coup, je deviens parano… Et ceux qui me connaissent bien savent à quel point je peux être paranoïaque! Qui peut bien lire ce que j’écris? Quel est leurs réactions? Merde! Je vais devoir faire attention à ce que j’écris pour ne pas vexer des gens… Je vais aussi devoir faire attention à la qualité de mon écriture… merde!!!!!!

Oh et puis zut! Vous savez quoi? Je me fous de savoir que ce que j’écris peut blesser un de mes lecteurs! Je sais pertinemment que mes écrits sont d’une qualité douteuse! Puisque j’écris souvent la nuit quand le sommeil me frappe! (oui! Je me justifie! AHAH) Et puis au final! Je me fous de votre opinion!!! Pourquoi?! Parce que ce blog n’est là que pour rassasier mon propre orgueil! Pour vider toute les paroles que je garde pour moi-même malgré moi! MUHAHAHAHAHAHA!

Hey m’sieur! Voici votre expresso! Sur un vingt? Vous z’avez pas de p’tite monnaie? Bon… Voilà vot’change. Encore désolé pour l’attente! Elle est capricieuse aujourd’hui, la m’chine! Et vous ça va? Vous avez l’air mort m’sieur! Faut pas trop négliger la santé hein! Mon grand-père, il est mort de fatigue vous savez! Vingt heures par jour qu’il travaillait! Le travail la tué quoi! Donc, faut vous reposer m’sieur! Enfin, j’ai du boulot! À la prochaine m’sieur!

*glou glou*

Bon… Qu’est-ce que je disais déjà? Ah oui! Alors, voilà quoi! Je ne cesse de me demander qui peut bien visiter ce blog. Cela me trouble sincèrement! Maintenant, à chaque fois que je vais rencontrer quelqu’un, je ne saurais comment réagir…

Enfin bref! J’espère tout de même que vous aurez du plaisir à découvrir mon merveilleux monde~

Sur ce, à la prochaine!

Question à l’intention des lecteurs : Suis-je paranoïaque? Ou autre?

Vous pouvez donner votre réponse ou tout autre avis dans les commentaires .

Ps : Non! Ce n’est pas un moyen pour moi d’avoir des commentaires! Et surtout pas pour savoir qui lit mon blog! =)

Il y a longtemps que je n’ai pas pris le temps de m’arrêter, de penser à tout ce qui ce passe autour de moi. Nous nous asseyons sur un banc. Elle s’agite à la vue des insectes, je m’amuse à rire d’elle. La journée est magnifique, malgré les nuages immenses teintés de gris et de noir qui surplombent nos têtes ahuri par cette beauté. Il ne va pas pleuvoir, il fait trop beau. Le vent nous rafraichi le corps et nous décoiffe. Je pourrais m’endormir sur le moment même, me faire bercer par ce confort douillet. Mais je ne dois pas succomber à la tentation. Alors je l’écoute. Je l’écoute parler de ses problèmes, de ses sentiments, je suis son confident.

Elle me parle de son amour, de son petit ami pour qui elle s’inquiète.  Mon regard  se colle à la fourrure blanche d’un étrange écureuil. Ne vous détrompez pas, il n’est pas albinos, et moi, j’écoute bien ce qu’elle me dit. Mais mon regard c’est tout naturellement accrocher à cet écureuil qu’un idiot c’est amusé à asperger de peinture ou tout autre produit semblable. Demain et les jours qui suivront, d’autre passant viendront se reposer ici. Ils marcheront main dans la main, renifleront le parfum ambiant, et écouteront le cri de la métropole tamisé par l’épaisse vitalité des arbres. Mais ils ne verront pas cette étrange bête blanche, que seul une petite élue auront vu avant la pluie. Mais cela ne changerait rien à leur vie. Ils continueront tout simplement à marcher comme tout les jours, à se plaindre du boulot,  à manger au même restaurant pendant les pauses du midi. Il est temps, nous devons partir. Je la raccompagne jusqu’à son lieu de travail.

Et puis, je suis seul. Je reprends le métro et je m’endors finalement.  N’avais-je pas quelque chose d’autre de prévu pour ce soir? Je ne sais plus.

Peu importe, dormons

Qu’est-ce qu’un blog?

Bon voilà, combien est-ce que cela fait déjà? Quatre non? Oui, il me semble bien… oui, quatre…

Alors, chers visiteurs, bienvenu sur mon 5e blog! Qu’est-il arrivé au quatre derniers? Rien rien, ils ne contenaient que des trucs puérils. J’ai donc fini pas me lasser d’écrire. Jusqu’au jour où il m’est passé par la tête, la brillante idée de les diliter –en bon français- de ce monde infâme qu’est internet! Mais voilà! Depuis quelque mois, j’ai eu l’envie de repartager mon esprit génialissime avec ce monde!

Hey Monsieur, pourquoi est-ce que vous perdez encore votre temps à faire un nouveau blog alors que vous n’écrivez jamais rien d’intéressant, que personne ne vous lis et que, fort probablement, vous allez finir par vous en lasser, encore, pour finalement, rajouter un blog de plus à votre palmarès des blogs bidons?


Hum… bonne question… bon, tout d’abord, je vais commencer par vous définir qu’est-ce qu’un blog pour moi.

Oh! Le vilain! Vous cherchez à esquivé le sujet m’sieur!


Chut! Silence quand je parle! T’es qui toi d’abord pour m’interrompre?

Votre conscience m’sieur!


… *silence silence*

Donc, je disais : un blog, qu’est-ce que c’est? Pour moi, un blog, c’est le moment de gloire de n’importe quelle personne. Une page d’opinion laisser à la dérive dans l’océan du net et dont n’importe qui peut ramasser pour le lire. Une grosse feuille blanche que tout le monde peut s’amuser à remplir à sa manière. Certains la décorent avec des photos de plats succulents suivi d’une recette qu’il faudra suivre scrupulesement, d’autre la remplisse avec une critique ou un éditorial, d’autre encore la remplisse avec des faits divers pigé d’une tranche de vie.

C’est donc en gros, une page web à la disposition de n’importe qui, la liberté d’expression que tant de monde réclame. Et ce droit, je compte l’utiliser à sa pleine capacité! Ici, vous ne verrez que moi. J’y parlerais de mes colères, de ce qui me plait, de ce qui m’irrite, de mon opinion, de ma critique, de ma philosophie.

Donc! Rien de très important.

Encore une fois: bienvenue sur mon petit blog qui ne mérite aucune attention particulière…

Mais si vous avez du temps à perdre… alors amusez-vous!

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Et le temps file~

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